Modernities in the Americas (1910-1970) - Université de Bourgogne (Dijon, France): 18-20 novembre 2015

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Institut des Amériques; Université de Bourgogne (Maison des Sciences de l'Homme)

Modernities in the Americas (1910-1970)

Second Biennial Symposium of the Institut des Amériques (Pôle Nord-Est)
Université de Bourgogne, Dijon, France 18-20 November 2015

Maison des Sciences de l'Homme

Organizing Committee

Hélène Aji, Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense, helene.aji@u-paris10.fr
Maria Graciete Besse, maria-graciete.besse@paris-sorbonne.fr
Paul-Henri Giraud, Université de Lille 3 Sciences humaines et sociales, paul-henri.giraud@univ-lille3.fr
Fiona McMahon, Université de Bourgogne, Fiona.McMahon@u-bourgogne.fr

Plenary Speakers

Claudio Cledson Novaes (Universidade Estadual de Feira de Santana, Brazil

Smaro Kamboureli (University of Toronto, Canada)

Bill Mohr (California State University, Long Beach, Ca, USA)

Erica Segre (Trinity College, Cambridge, UK)

Call for papers

Readdressing the question of modernity today, whether from the perspective of its literary, artistic, social or political inscriptions, amounts to using a plural designation and along with it a specific chronology. What modernity implies is that the concept of the modern be not limited to the diverse and often ambiguous meanings of the term modernism. "Modernity is not a movement, such as dada or imagism. If literary history decides that some movement, English or Spanish, is to be called modernism, the term immediately takes on a technical sense. It becomes stabilized. Its participation in modernity becomes merely fragmentary" (Meschonnic, p. 26).
The aim of this symposium will be to re-evaluate a multi-faceted and multilingual phenomenon across the whole cultural spectrum of the Americas, in constant interaction with Europe and with other regions of the world. Our concern will be neither to provide an entirely exhaustive nor specifically objective study, but to draw out the key features of the modern and the anti-modern in particular, either individually or in opposition to one another. "In the name of artistic radicalism and the concept of rupture" we "have set aside or chosen not to highlight a number of individual or collective expressions deemed hybrid, local, late or anti-modern" (Grenier, p. 16), and the same is true in areas other than art. In literature in particular, « only what is ancient has a chance at being modern or announcing modernity » (Casanova, p. 137). From this has stemmed the systematic search for ancestors of the modern in places as far removed as so-called « primitive » or indigenous societies. What is deemed « barbaric » or crude often appears more modern than civilization, as long as we refrain from folklore. A certain kind of realism is sometimes more modern than a form of anti-realism or « magic realism » that have been declared avant-garde. There is also the classicism of the modern , the product of its own repetiton » (Meschonnic, 82).
The undeniable differences but also coincidences between the Americas, whether anglophone, francophone, hispanophone or lusophone will undoubtedly bring to light the specific and common characteristics of each cultural area as well as their inner contradictory aesthetic and cultural decisions during the period stretching from 1910 to 1970, namely after Art Nouveau and after the invention of the « postmodern condition » (Lyotard). Lines of inquiry such as those concentrating on « exchanges between high culture and popular culture, the center and the periphery, formal research and social relevancy » (Gauthier, p. 33) should allow for a thorough mapping of modernity along continental scales.

Abstracts are welcome in French, English, Spanish or Portuguese. Deadline for abstracts : May 1, 2015.
Please send a 300-word abstract, along with a short biography, to all four members of the organizing committee.

Modernidad(es) en las Américas (1910-1970)

Segundo coloquio del Pôle Nord-Est de l'Institut des Amériques
Universidad de Bourgogne, Dijon, 18-20 de noviembre de 2015
Maison de Sciences de l'Homme

Convocatoria

Replantear hoy en día la cuestión de la modernidad – literaria, artística, social o política – supone el uso de la palabra en plural y dentro de una cronología concreta. Como consecuencia, la modernidad no se reduce al término plurívoco, y a menudo ambiguo, de modernismo. "La modernidad no es un movimiento, como dadá o el imagismo. Si la historia literaria decide denominar un movimiento, inglés o español, como modernismo, el término adquiere inmediatamente un sentido técnico. Se fija. Ya solo participa de la modernidad de una manera fragmentaria" (Meschonnic, p. 26).
El objetivo de este coloquio será abordar de nuevo un fenómeno multiforme y multilingüe, en toda el área cultural de las Américas, en interacción permanente con Europa y con otras regiones del mundo. No se pretende ofrecer conclusiones exhaustivas ni una representatividad objetiva, sino las divergencias o las características comunes que existen, principalmente, entre lo moderno y lo antimoderno. "En nombre de la radicalidad artística y del concepto de ruptura", se han "dejado de lado o subestimado numerosas expresiones individuales o colectivas juzgadas como híbridas, locales, tardías o antimodernas" (Grenier, p. 16), y esto también es verdad en otros ámbitos, no solo en el arte. En literatura, en particular, "hay que ser antiguo para tener alguna oportunidad de ser moderno o de decretar la modernidad" (Casanova, p. 137). De ahí la búsqueda sistemática de ancestros de lo moderno, incluso en los mundos llamados "primitivos" o indígenas. A menudo la "barbarie" parece más moderna que la "civilización" (Sarmiento), siempre y cuando se sepa evitar la tentación folclorista. Un cierto realismo es a veces más moderno que un antirrealismo o un "realismo mágico" proclamados de vanguardia. "También existe un academismo de lo moderno, producido por su propia repetición" (Meschonnic, p. 82).
Las diferencias innegables, así como las convergencias entre las Américas anglófona, francófona, hispanófona y lusófona, permitirán, sin duda, comprender mejor las especificidades de cada una de estas regiones y sus propios contrastes internos durante el periodo abordado, entre 1910 y 1970 – es decir, después del Art Nouveau y antes de la invención de "la condición postmoderna" (Lyotard). Algunas problemáticas, como las de los "intercambios entre cultura sabia y cultura popular, centro y periferia, búsqueda formal y preocupación social" (Gauthier, p. 33), deberían de permitir esbozar una cartografía a escala continental.

Las propuestas (300 palabras en francés, inglés, español o portugués) deberán enviarse a los cuatro organizadores científicos, acompañadas de algunas líneas biográficas, antes del 1 de mayo de 2015.

Modernité(s) dans les Amériques (1910-1970)

Deuxième colloque du Pôle Nord-Est de l'Institut des Amériques
Université de Bourgogne, Dijon, 18-20 novembre 2015
Maison des Sciences de l'Homme

Appel à communications

Reposer aujourd'hui la question de la modernité — littéraire, artistique, sociale ou politique — revient à employer le mot au pluriel et à l'intérieur d'une chronologie resserrée. Ces choix impliquent que l'on ne se réduise pas au terme plurivoque, et souvent ambigu, de modernisme. « La modernité n'est pas un mouvement, comme dada ou l'imagisme. Si l'histoire littéraire décide de dénommer modernisme tel mouvement, anglais ou espagnol, aussitôt le terme prend un sens technique. Il se fixe. Il ne participe plus que fragmentairement de la modernité » (Meschonnic, p. 26).
L'objet de ce colloque sera d'envisager à nouveaux frais un phénomène multiforme et multilingue, dans toute l'aire culturelle des Amériques, en interaction permanente avec l'Europe mais aussi avec d'autres régions du monde. Sans prétendre à une quelconque exhaustivité ni même à une représentativité objective, on cherchera à dégager des lignes de force ou de partage, entre le moderne et l'antimoderne, notamment. « Au nom de la radicalité artistique et du concept de rupture », on « a laissé de côté ou minoré de nombreuses expressions individuelles ou collectives jugées hybrides, locales, tardives ou antimodernes » (Grenier, p. 16), et cela est également vrai dans d'autres domaines que celui de l'art. En littérature, en particulier, « il faut être ancien pour avoir quelque chance d'être moderne ou de décréter la modernité » (Casanova, p. 137). De là la recherche systématique d'ancêtres du moderne jusque dans les mondes dits « primitifs » ou indigènes. Souvent la « barbarie » paraît plus moderne que la « civilisation » (Sarmiento), du moment que l'on sait se garder de la tentation folkloriste. Un certain réalisme est parfois plus moderne qu'un antiréalisme ou un « réalisme magique » proclamés d'avant-garde. « Il y a aussi un académisme du moderne, produit par sa propre répétition » (Meschonnic, p. 82).
Les différences indéniables autant que les points de convergence entre les Amériques anglophone, francophone, hispanophone et lusophone permettront sans doute de mieux comprendre les spécificités de chacune de ces régions et leurs propres contrastes internes dans la période considérée, entre 1910 et 1970 — c'est-à-dire après l'Art Nouveau et avant l'invention de « la condition post-moderne » (Lyotard). Certaines problématiques, comme celles des « échanges entre culture savante et culture populaire, centre et périphérie, recherche formelle et préoccupation sociale » (Gauthier, p. 33), devraient permettre d'ébaucher une cartographie aux dimensions continentales.

Les propositions de communication (300 mots en français, anglais espagnol ou portugais) sont à envoyer conjointement aux quatre organisateurs scientifiques accompagnées de quelques lignes biographiques pour le 1er mai 2015.

Modernidades nas Américas (1910-1970)

Segundo Colóquio do Pôle Nord-Est do Institut des Amériques
Universidade de Bourgogne, Dijon, 18-20 novembre de 2015
Maison des Sciences de l'Homme

Chamada de trabalhos

Nos dias de hoje, retomar a questão relativa à modernidade – literária, artística, social ou política – significa empregar a palavra no plural e dentro de uma cronologia bem definida. Essas escolhas implicam que não se reduzem ao termo plurivocal e frequentemente ambíguo do modernismo. "A modernidade não é um movimento, tal como o Dada ou o Imagismo. Se a história literária decide denominar modernismo tal movimento, inglês ou espanhol, imediatamente o termo toma um sentido técnico. Ele se fixa e participa apenas fragmentariamente da modernidade" (Meschonnic, p. 26).
O objetivo deste colóquio é considerar dentro de novas perspectivas um fenômeno multiforme e multilíngue, em todas as áreas culturais das Américas, em uma interação permanente com a Europa, mas também com outras regiões do mundo. Sem o objetivo de qualquer exaustividade, nem mesmo de uma representatividade objetiva, buscaremos especialmente identificar as linhas de força ou de partilha entre moderno e antimoderno. "Em nome da radicalização artística e do conceito de ruptura", "deixamos de lado ou minimizamos inúmeras expressões individuais ou coletivas consideradas híbridas, locais, tardias ou antimodernas" (Grenier, p.16) e isso é igualmente verdadeiro em outros domínios além dos da arte. Particularmente na literatura, "é preciso ser antigo para ter alguma chance de ser moderno ou de decretar a modernidade" (Casanova, P. 137). A partir disso, tem se originado uma pesquisa sistemática por ancestrais do moderno em universos tão distantes quanto os chamados "primitivos" ou indígenas. Aquilo que é considerado "barbaria" frequentemente parece mais moderno que a "civilização" (Sarmiento), desde que saibamos nos resguardar da tentação folclorista. Um certo realismo é, às vezes, mais moderno que um antirrealismo ou um "realismo mágico" proclamado pela vanguarda. "Há igualmente um academicismo do moderno, produzido pela sua própria repetição" (Meschonnic, p.82).
As inegáveis diferenças, bem como os pontos de convergência entre Américas anglófonas, fracófonas e lusófonas, permitirão, sem dúvida, melhor compreender as especificidades de cada uma dessas regiões e seus próprios contrastes internos no período considerado, entre 1910 e 1970 – ou seja, após o Art Nouveau e antes da invenção da "condição pós-moderna" (Lyotard). Algumas problemáticas, como as das "trocas e preocupações sociais" (Gauthier, p.33), permitirão traçar uma cartografia de dimensões continentais.

As propostas de trabalhos (300 palavras em francês, inglês, espanhol ou português) devem ser enviadas conjuntamente aos quatro organizadores científicos, acompanhadas de algumas linhas biográficas até o primeiro de maio de 2015.

Selective Bibliography

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YURKIEVICH, Saúl, La movediza modernidad, Madrid, Taurus, 1996.