CFP: Minimalism(s) (3/1/03; e-journal issue)

full name / name of organization: 
Michel Delville
contact email: 
mdelville@ulg.ac.be

INTERVALLES/INTERVALS
The E-journal of the Interdisciplinary Center for Applied Poetics
(University of Liège, Belgium)
http://www.ulg.ac.be/cipa/
No 1 " Minimalisme(s)/Minimalism(s) "
Call for papers

While in the US the notion of the 'minimum' was explicitly men-tioned as
early as the sixties with minimal music and soon after-wards minimal art,
thirty more years were needed for it to be used (with a vengeance) in
international publications on architecture. In between the thing itself had
significantly developed: this form of "essentialism," devoted to purity,
simplicity, and soberness, when not austerity, is now perceived as a "sign
of the times" by the most famous magazines on architecture. Minimum,
Pawson's "cult book" published in 1996 even refers to minimalism as a "way
of life" and defines it "as the perfection that an artifact achieves when
it is no longer possible to improve it by subtraction," thus skilfully
maintain-ing a confusion between aesthetic approach and way of life. The
architects who are most often mentioned in the increasing number of books
dealing with this theme are Herzog & de Meuron, Wiel Arets, Tadao Ando,
Peter Zumthor, and of course John Pawson himself, who also provided the
theory of the thing. In their wake, many young architects all over Europe
claim for themselves what they still call "the new simplicity".

By July 2003 the term had become so widely known that the Centre Culturel
International de Cerisy-la-Salle used it in the title of the symposium it
organised on "minimal writers." Among key franco-phone authors in the
present decade we find Eric Chevillard, Patrick Deville, Jean Echenoz, and
Jean-Philippe Toussaint…

It thus looks as if in these early years of the century no art form can
quite escape this new approach (if it is indeed new). Each art will thus
have its own "minimal poetics." When architects refer to fore-runners of
the minimal approach they all mention Mies van der Rohe, one of the
towering modernists who in the first half of the 20th century summed his
art up in the terse ontological-sounding formula: Less is more !, an
assertion which was to become emblematic of what can be defined as a trend
or tendency, at least at first sight.

In a dialectical alternation, such praise of abstraction has aggravated
some artists whose taste for austere forms is less developed. Along with
Robert Venturi, who conveyed his weariness in a sarcastic metaplasm ("Less
is a bore"), those who adhere to "maximalism" turn the famous modernist
catch phrase into "More is more !" as they stand for other colours than
white and other forms than those that are "pure" and geometrical. Viennese
architects Popelka & Poduschka first presented their polemical programme
at an exhibition (held in Graz in 1999) entitled "mehr ist mehr -
maximalistische Architektur" and then in Vienna in 2000, with "mehr ist
mehr2".

Can we define minimalist and maximalist poetics ? Are they simply the
opposite of each other ? Does this opposition overlap other better known
ones such as Apollinian vs Dionysiac, or classic vs baroque ? Do these two
approaches still allow for shared strategies among art forms ? These are
the more general questions to which the present issue of Intervalles would
like to suggest answers on the basis of contributions from specialists in
all the concerned areas - and no art seems to be left out : visual arts,
music, literature, and architecture.

Questioning these various artistic areas from such essentialist
per-spectives - not to say phenomenological perspectives since less or more
refer to essences - should enable us to sketch the cross-disciplinary
process that lies at the core of our Centre and to shed light on the major
aesthetic approaches which (still?) define our age.
Anyone interested in contributing should send papers of maximum 20 pages
(30,000 signs), in English or French, to Stéphane Dawans (32) 4 377.40.40,
sdawans_at_archi-lombard.ulg.ac.be .
Deadline for this first issue of Intervals: 1 March 2004.

Si la référence au minimum est explicite aux Etats-Unis dès le début des
années 60 avec la musique minimaliste et, à peine plus tard, avec le
minimal art, il lui faudra trente ans pour devenir un des leitmotive de la
presse architecturale internationale. Mais le phénomène aura
considérablement gagné en force : cet " essentialisme " qui fait l'éloge de
la pureté, de la simplicité, de la sobriété, voire de l'austérité, est
aujourd'hui considéré, par les revues d'architecture les plus en vue, comme
un " signe des temps ". Plus radical encore, ce qu'il faut bien appeler le
" livre culte " de Pawson, qui sort sous le titre de Minimum en 1996, va
jusqu'à désigner le minimalisme comme un " way of life " et le définit - en
entretenant volontaire-ment la confusion entre esthétique et art de vivre -
comme " la per-fection qu'un objet fabriqué atteint quand il n'est pas
possible de l'améliorer par soustraction ". Les architectes les plus
souvent cités dans la plupart des ouvrages, de plus en plus nombreux,
consacrés au sujet sont : Herzog et de Meuron, Wiel Arets, Tadao Ando,
Peter Zumthor et, bien entendu, John Pawson, le théoricien du genre. Et,
dans leur sillage, bien des jeunes architectes se revendiquent, tant au
nord qu'au sud de l'Europe, de ce qu'ils nomment encore " la nou-velle
simplicité ".

En 2003, la notoriété du terme est telle que le Centre Culturel
Inter-national de Cerisy-la-Salle n'hésite pas à l'emprunter pour consacrer
son colloque de juillet aux " écrivains minimalistes ". Parmi les auteurs
dont l'œuvre est au centre de cette décade, on trouve notam-ment Eric
Chevillard, Patrick Deville, Jean Echenoz, Jean-Philippe Toussaint…

Il semble donc qu'aucun art n'échappe, en ce début de siècle, à cette
nouvelle catégorie (mais est-elle si nouvelle ?). A en croire les
ins-tances légitimantes, il y aurait donc bien, pour chaque art, une "
poétique minimaliste ". Et quand les architectes se référent aux
précurseurs d'un tel parti, c'est pour citer unanimement Mies van der Rohe,
un des grands modernes de la première moitié du XXe S, qui résumait son art
par une formule lapidaire à prétention ontologique : Less is more !
Assertion en forme de coup de poing qui deviendra programmatique de ce qui,
dans une première approche, nous semble pouvoir être défini au moins comme
une " tendance " ou un " courant ".

Dialectique oblige, cette célébration de l'abstraction aura fini par
exaspérer des artistes, qui ne partagent pas ce goût pour une austérité
jugée suspecte. A la suite de Robert Venturi qui allait exprimer sa
lassitude par un sarcastique métaplasme (" less is a bore "), les tenants
du " maximalisme " n'hésiteront pas à user de la rhétorique, à leur tour,
pour transformer le célèbre slogan moderniste en " more is more ! ", cela
en vue de défendre d'autres couleurs que le blanc et d'autres formes que
géométriques et " pures ". Ainsi, les architectes viennois Popelka &
Poduschka présenteront leur programme polé-mique, une première fois, lors
d'une exposition à Graz en 1999 à travers une exposition intitulée "mehr
ist mehr - maximalistische Architektur" et une seconde fois en 2000 à
Vienne, avec "mehr ist mehr2".

Peut-on parler d'une poétique minimaliste ou maximaliste ? Si oui, comment
les définir? Sont-elles simplement antagonistes ? Ces catégories en
recouvrent-elles d'autres, plus connues (par exemple : apollinien vs
dionysiaque ou classique vs baroque). Permettent-elles encore de
circonscrire des stratégies communes d'un art à l'autre ? Ce sont les
questions les plus générales à laquelle ce numéro d'Intervalles voudrait
répondre, en comptant sur des contributions de spécialistes de tous les
domaines concernés - et ils semblent tous l'être : arts visuels, musique,
littérature et architecture.

Questionner les différents champs artistiques à partir de ces
pers-pectives " essentialistes " - pour ne pas dire phénoménologiques (less
ou more désignent, par " réduction ", une essence) - devrait nous permettre
d'esquisser cette démarche transdisciplinaire qui définit le CIPA et
d'éclairer ces partis esthétiques majeurs qui défi-nissent (encore ?) notre
époque.

Les chercheurs intéressés sont invités à soumettre des articles de 20 pages
(30 000 signes) maximum, en français ou en anglais, à Sté-phane Dawans
((32) 4 377.40.40, adresse mail : sdawans_at_archi-lombard.ulg.ac.be .
Les auteurs qui voudraient soumettre un article pour ce premier numéro
d'Intervalles sont priés d'envoyer leur projet de contribution avant le 1er
mars 2004.

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Received on Sat Nov 08 2003 - 21:36:29 EST

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