Call for Contributions: Fantastic Narratives and the Natural World

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Belphégor – Popular Literature and Media Culture
contact email: 
fantasticnarratives@gmail.com

Call for contributions
Belphégor – Popular Literature and Media Culture
http://etc.dal.ca/belphegor/
Fantastic Narratives and the Natural World
Fantastic literature has always had a special relationship with the natural world. Unnatural events require a background against which to display their peculiarity. In his study on the uncanny, Freud remarked that the German word unheimlich is both an antonym and a synonym of heimlich, a term that evokes ease and familiarity, but also secrecy and concealment. The supernatural can only emerge from the natural, and what is beautiful, attractive and sublime in the natural world can most effectively turn into a disturbing force, creating the locus of uncertainty in which Todorov identifies the determining element of the fantastic.
Pliny’s Naturalis historia already used legends and stories to illustrate the peculiarities of the vegetable and animal kingdom, blending mystery with knowledge and scientific study with the thrill of the inexplicable. While resorting to the supernatural is a common strategy for explaining the natural, the latter remains the basis for our understanding and representation of what lies beyond it. In his journey to the underworld, Dante crosses several landscapes populated by hybrid beings and characterized by the violation of natural laws, but the term of comparison for the earthly paradise remains the pine forest next to Ravenna. In Macbeth, when Birnam Wood comes to Dunsinane, the fantastic is but a brief flash, as reality readily reasserts its rights through a rational explanation. When, in The Lord of the Rings, Fangorn Forest moves onto Isengard, the meaning of “reality” itself is questioned.
Just like the flora, the fauna can go beyond its traditional representation as an alien force to be mastered, undergo sudden metamorphoses and inspire unsettling recognitions. The pseudo-science of Physiognomy literally means "knowledge of nature," and its exponents often recognized a similarity in human features with other animal species; in fantastic literature, these comparisons are often literally realized as the human and the animal are transformed into one another. Similarly, Darwinist theories inspired fantastic narratives that, bringing the notion of natural selection to absurd consequences, illustrated the correspondence of ontogenesis and phylogenesis, the origins of an individual organism and the development of its species.
We invite contributions that address the intersection between the natural world and the fantastic and particularly welcome cross-cultural and interdisciplinary approaches.

Topics may include, but are not limited to:
- Nature as a background/ protagonist of the fantastic
- Fantastic, marvelous, uncanny nature
- Allegorical and poetical readings of imaginary landscapes
- Enchanted forests
- Imaginary vegetations, impossible ecosystems
- Strange and supernatural animals
- Metamorphoses and hybrid creatures,
- Fantastic intrusions in scientific discourses that address the natural world

Articles and a short bio-bibliographical paragraph should be sent to the attention of Elisa Segnini at fantasticnarratives@gmail.com by September 1, 2012.

Guidelines for Submissions
Length: 15-20 pages, double space.
Formatting: Times New Roman font, font size 12, one-inch margins. Send the file in Word format.
MLA (Modern Language Association) Style (http://www.library.dal.ca/Files/How_do_I/pdf/mla_style6.pdf)
Use Endnotes, rather than Footnotes
Include a Works Cited list at the end of the documents

Illustrations:
- Illustrations should be numbered in sequence (ex. Fig. 1, Fig. 2); provide a caption that contains the name of the copyright holder (ex. Reproduced courtesy of …).
- Images must be submitted as TIFFs, rather than Jpegs, scanned at a resolution of 300 dpi, greyscale.
- It will be necessary to obtain Permission to Reprint from the copyright holder.
- Costs pertaining to the acquisition of permission to reprint are the responsibility of the author of the essay.

Appel à contributions
Belphégor – Littérature populaire et culture médiatique
http://etc.dal.ca/belphegor/
Les narrations fantastiques et le monde naturel
La littérature fantastique a toujours entretenu une étroite relation avec le monde naturel. Pour que s’affichent leur spécificité, les événements contre nature ou surnaturels nécessitent un arrière-plan contre lequel se dessiner. Dans son étude consacrée à l’inquiétante étrangeté, Freud remarquait que le mot allemand unheimlich est à la fois un antonyme et un synonyme de heimlich, un terme évoquant le bien-être et la familiarité, mais également le secret et la dissimulation. Le surnaturel ne peut émerger que du naturel, et c’est ce qui est beau, attrayant et sublime, qui se transforme le mieux d’inquiétantes forces, créant ainsi le lieu de l’incertitude que Todorov identifie comme étant la caractéristique déterminante du fantastique.
L’Histoire naturelle de Pline illustrait déjà les particularités du monde animal et végétal à l’aide de légendes et d’histoires où se mêlent savoir et mystères, où s’allient l’étude scientifique et la recherche de l’inexplicable. Alors que le recours au surnaturel est une stratégie courante pour expliquer le naturel, ce dernier sous-tend notre compréhension et notre représentation de ce qui se trouve au-delà de ses limites. Lors de sa descente aux enfers, Dante parcoure différents paysages peuplés d’être hybrides, et caractérisés par leurs infractions aux lois naturelles; néanmoins, le Paradis terrestre y est simplement comparé à la forêt de pins aux abords de Ravenne. Dans Macbeth, quand Birnam Wood parvient à Dunsinane, le fantastique n’y est qu’un bref éclair, car aussitôt la réalité est rétablie par l’explication rationnelle. Quand, dans Le Seigneur des Anneaux, les Ents de Fangorn attaquent Isengard, la signification même de la réalité est mise en doute.
Tout comme la flore, la faune est loisible de dépasser sa représentation traditionnelle en force étrangère à maîtriser, de se métamorphoser et d’inspirer quelques déconcertantes identifications. La pseudo-science de la physiognomonie (littéralement: « connaissance de la nature ») et ses adeptes proposaient une concordance entre les traits humains et les espèces animales; dans la littérature fantastique, ces affinités s’expriment parfois littéralement, alors que l’humain et l’animal se métamorphosent l’un en l’autre. Pareillement, les théories darwiniennes ont inspiré certaines narrations fantastiques qui, en poussant la notion de sélection naturelle jusqu’à d’extrêmes conséquences, ont illustré la correspondance de l’ontogenèse et de la phylogenèse, les origines des organismes individuels et le développement des espèces.
Nous invitons donc les propositions de communication abordant les problèmes d’intersection entre le monde naturel et le fantastique, et tout particulièrement d’approches pan-culturelles ou pluridisciplinaires. Les articles, accompagnés d’un bref paragraphe bio-bibliographique, doivent être envoyés au plus tard le premier septembre 2012 à l’attention de Elisa Segnini à l’adresse fantasticnarratives@gmail.com
Voici, à titre indicatif, quelques pistes de réflexion :
– La nature comme arrière-plan ou comme personnage du fantastique
– La nature fantastique, merveilleuse, étrange
– Les lectures allégoriques et poétiques de paysages imaginaires
– Les forêts enchantées
– Les végétations imaginaires et les écosystèmes impossibles
– Les métamorphoses et les créatures hybrides
– L’intrusion du fantastique dans les sciences de la nature

Instructions pour la présentation de l’article:
Longueur: 15-20 pages à double interligne.
Police de caractères: Times New Roman 12, marges d’un pouce. Document à envoyer en format Word.
Prière de s’en tenir au style MLA (Modern Language Association) pour les références et la bibliographie (instructions : http://www.library.dal.ca/Files/How_do_I/pdf/mla_style6.pdf)
Notes en fin de document plutôt qu’en bas de page.
Inclure une bibliographie à la fin de l’article.

Illustrations:
• Les illustrations doivent être numérotées en séquence (par exemple : Fig. 1, Fig. 2). Le titre de l’illustration doit comprendre le nom du détenteur du copyright (par exemple: reproduit avec l’aimable autorisation de…).
• Les images doivent être en format TIFF plutôt que Jpeg, scannées avec une résolution de 300 dpi.
• L’auteur de l’article est responsable de l’obtention des autorisations de reproduction nécessaires de la part du détenteur des droits.
• L’auteur de l’article est responsable pour tout frais pour l’acquisition desdits droits de reproduction.

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