Ties That Bind?: Precarity, Power Relations, and the Advent of Technological Innovations

full name / name of organization: 
Association for Canadian and Quebec Literatures / L'association des littératures canadiennes et québecoises
contact email: 
sara_jamieson@carleton.ca

Ties that Bind?:
Precarity, Power Relations, and
the Advent of Technological Innovations.

Many argue that the world in which we live is increasingly characterized by precarity. The unpredictable aspect of contemporary life, the fear of falling or risk of exclusion from the global hi-tech economy have produced a preoccupation with insecurity over the past four or five decades in Canada and Québec. Contemporary prose and poetry in Canada and Québec testify to a profound degree of othering, exclusion, and policing of precarious subjects, who, in many cases, correspond to international social theories of wasted lives (Bauman), disposable youth (Giroux), and the “fear of small numbers” (Appadurai). Fear, mistrust, and discredit are increasingly projected upon and experienced by precarious subjects, who may in turn project exaggerated fear or hope onto technology. Both modernist and contemporary fictional representations of precarious subjects in dialogue with technology often reveal uneven power structures behind the advent of technological innovations. In Gabrielle Roy’s collection La rivière sans repos, for example, when short stories examine technological innovations as part of the process of the (neo-)colonization of the Inuit, the “gift” of technology (as represented by the telephone, the airplane, the radio, and even the wheel chair) is ultimately found wanting, though initially alluring. What are the ties that bind technology to economic and cultural power and how do literature and other cultural performances of self and community express the relation between precarious subjects and technology? This panel invites analyses of power relations behind the distribution and ideological incorporation of new technologies, as they appear in texts, social texts, or social media.
Please send paper proposals (no more than 300 words) with a short biography and a 50-word abstract by January 15, 2013 to: rrimstead@sympatico.ca

When submitting paper proposals, please cc ACQL program chairs Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) and Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca).

Les liens qui nous unissent :
La précarité, les relations de pouvoir, et l’avènement d’innovations technologiques

Beaucoup font valoir que le monde dans lequel on vit est de plus en plus caractérisé par la précarité. L’aspect imprévisible de la vie contemporaine, la peur d’être déchu, ou le risque d’exclusion de l’économie de haute technologie mondiale ont créé un climat d’insécurité depuis les quatre ou cinq dernières décennies au Canada et au Québec. La prose et la poésie contemporaines au Canada et au Québec témoignent d’un profond degré d’altérisation, d’exclusion, et de surveillance d’individus vivant dans des conditions précaires. Les vies de nombre de ces individus illustrent les définitions, fournies par les théories sociales internationales, de vies perdues (Bauman), de jeunesse jetable (Giroux), et de la « peur des minorités » (Appadurai). La peur, le manque de confiance et le discrédit sont de plus en plus projetés sur des individus qui non seulement ressentent les effets de cette précarité, mais qui souffrent de cette discrimination. En retour, ils peuvent parfois projeter des peurs ou des espoirs exagérés sur la technologie. Les représentations fictives d’individus vivant dans la précarité, mais qui sont en dialogue avec la technologie, qu’elles soient modernistes ou contemporaines, révèlent souvent des structures de pouvoir inégales derrière l’avènement d’innovations technologiques. Dans La rivière sans repos, un recueil de Gabrielle Roy, les nouvelles présentent les innovations technologiques comme faisant partie du procédé de la (néo-) colonisation de l’Inuit. Le “don” de la technologie (représenté par le téléphone, l’avion, la radio, et même la chaise roulante) se révèle en fin de compte problématique, si alléchant qu’il paraisse initialement. Quels sont les liens qui rattachent la technologie aux pouvoirs économique et culturel, et comment la littérature et les autres performances du soi et de la communauté expriment-elles la relation entre la technologie et les individus vivant dans la précarité? Cette table ronde invite les analyses de relations de pouvoir derrière la distribution et l’incorporation idéologique de nouvelles technologies, telles qu’elles apparaissent dans les textes, textes sociaux, ou médias.

Les propositions (maximum de 300 mots), ainsi qu'un résumé de 50 mots et une courte notice biographique, doivent être envoyés avant le 15 janvier 2013 à rrimstead@sympatico.ca.

Merci d'envoyer une copie de la proposition aux responsables du colloque de l'ALCQ: Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca) et Sara Jamieson (Sara_Jamieson@carleton.ca).

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